Historique et statuts

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Historique de l’ACSM

Retracer l’histoire de l’Association Culturelle au secteur II puis celle de l’A.C.S.M. c’est 25 ans d’histoire dans laquelle je suis engagée, de façon individuelle mais aussi et surtout collective.

Après avoir fait, pendant mes études d’infirmière 2 stages au secteur II et 1 stage au secteur III j’ai choisi de travailler au secteur II, les 2 secteurs étant dans le mouvement de la Psychothérapie Institutionnelle.

Au printemps 1977, des membres de l’équipe organisent à la Maison pour Tous la projection du film « 1 gélule 3 fois par jour » suivie d’un débat où se retrouvent des membres de Vie Libre, de la FNMIP (Fédération Nationale des Malades Infirmes et Paralysés, de la CSCV (Confédération Syndicale du Cadre de Vie), du SMG (Syndicat de Médecine Générale), le médecin de PMI (Protection Maternelle et Infantile) ainsi que des habitants du quartier. Il est question au cours de la discussion de l’utilisation de la chimiothérapie, de son intérêt et de ses abus. Les participants décident avant de se quitter de créer un « collectif santé ».

D’autres soirées autour de films débats rassembleront de nombreuses personnes impliquées autour de ce sujet : « ce gamin-là » de F. DELIGNY, « Eléphant Man » de David LINCH, « Fou à délier », etc…

Une commission santé mentale est créée, une permanence voit le jour dans les locaux du centre social. Un membre de l’équipe est sollicité pour siéger au conseil d’administration de l’association soins santé, association loi 1901 gérant des centres de soins sur Angers et ses environs.

Le groupe « santé mentale et alcoolisme » se réunit toutes les semaines, des malades y participent, le journal de l’union des associations lui ouvre ses colonnes.

De son côté, le « groupe petite enfance » auquel se rallie le secteur de pédopsychiatrie anime de riches débats.

Parallèlement se constitue un organe de réflexion interne le groupe d’inter contrôle analytique que P. DELION définissait comme le lien où l’on peut aborder ce que la relation transférentielle peut déclencher sur nous ou sur les autres et qu’il convient de repérer pour pouvoir s’en servir comme d’un levier thérapeutique de la prise en charge du malade (in psychose toujours).

A partir de 1975 avec un psychanalyste extérieur à l’institution, engagement personnel, régulation d’une pratique collective, le groupe d’inter contrôle avait une fonction anxiolytique et cohésive – ce groupe existe toujours aujourd’hui. J’y ai moi-même participé de 77 à 92.

En 1981 les CEMEA organisent sur le plan national les assises nationales de la psychiatrie, des journées « psychiatrie en chantier ».

En 1982 se tiennent les premières assises départementales de la psychiatrie à Angers.Pour la population, c’est un repère et une illustration du changement des pratiques de santé au sein desquelles chacun pouvait intervenir selon sa spécificité (militants, associatifs, travailleurs sociaux, infirmiers à domicile…). Autant d’exemples démontrant combien le travail entrepris sur le terrain par les équipes de secteur aboutit à une véritable reconnaissance et prise en compte de la psychiatrie dans une action collective, sociale et sanitaire.

Des permanences, la création des clubs extra hospitaliers puis des hôpitaux de jour nécessitaient un travail pour que s’établisse un consensus minimum entre les divers participants à la situation de soin en psychiatrie et pour se faire mettre en place des réunions, des espaces de dialogue, de circulation de la parole.

L’association culturelle du secteur II. Quelques personnes avaient fait des stages à la clinique de La Borde, connaissaient l’histoire de St Alban. Cette association se réunit une fois par mois pendant 2 heures et se veut un outil de formation, d’information et d’échange avec d’autres soignants et avec nos partenaires sur le secteur.

C’est une association type loi 1901.

Elle se veut un organe de réflexion mettant à l’ordre du jour des sujets en rapport direct avec la pratique quotidienne en psychiatrie. (Corps et psychose, l’eau comme support de médiation, la prise en charge des polyhandicapés, le clivage, la contention…).

Elle a invité de nombreux psychiatres, OURY, CHAIGNEAU, BONNAFE, Tony LAINE etc…

L’association a participé à l’organisation des assises départementales de la psychiatrie.

Elle fonctionne également comme une instance de formation suite à de nombreuses sollicitations d’établissements, de professionnels extérieurs (personnel des maisons de retraite, des institutions médicosociales type foyers occupationnels ou MAS, écoles d’infirmiers, instituts de formation de travailleurs sociaux, etc…).

Des soignants adhérents de l’association culturelle effectuent ainsi des interventions auprès des institutions sur différents sujets traitant de la maladie mentale et des pratiques de soins des équipes de secteur psychiatrique.

Enfin ses membres participent à l’organisation et effectuent des communications basées sur des cas issus de leur pratique dans différents colloques et congrès de psychothérapie institutionnelle.

Des monographies ont été travaillées et publiées dans différentes revues (VST, Santé mentale soins-psychiatrie) et un journal est paru « Institutions » revue de Psychothérapie Institutionnelle locale qui deviendra plus tard la revue de la FIAC.

Participaient à cette association, outre le médecin-chef, le surveillant chef, des médecins (DELION, DENIS, BUZARÉ, ROBELET), des infirmiers, psychologue, secrétaire, assistante sociale).

C’est lors de réunions de l’association que nous avons pu parler ouvertement du procès du Dr HENRY (suite à une plainte portée par la famille d’une patiente hospitalisée et qui s’est suicidée) pour défaut de surveillance, puis défaut de prescription de surveillance et qui « plombait » particulièrement le service. A cette occasion le congrès du SPH (Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux) en 1985 sur le thème « dépression, dépressivité » nous a permis de faire une communication en atelier sur « dépression dans l’institution ».

Les assises départementales ont donné lieu à une journée publique pendant trois ans et les participants s’étaient organisés en « association pour les assises de la psychiatrie »  avec dans le bureau des membres d’associations et des patients ou anciens patients.

En 1986 a lieu au Mans, à l’initiative de P. DELION, la première journée de psychothérapie institutionnelle sur le thème « LE LIT LA TABLE ET LES COULOIRS, psychopathologie de la vie quotidienne » au cours de laquelle l’association culturelle a communiqué et a édité un numéro d’Institutions sur ce thème.

L’association pour les assises a continué quelques années mais il fallait se recentrer sur nos pratiques et en 1991 cette association s’est dissoute officiellement et nous avons, lors d’une réunion, décidé de créer l’ACSM (Association Culturelle en Santé Mentale).

Elaboration des statuts, constitution d’un CA ; Au départ essentiellement des gens des secteurs II et III. Le bureau était composé d’infirmiers et les statuts de cette association type loi 1901 ont été déposés à la préfecture en décembre 1992 puis demande d’obtention d’un N° de FP (Formation Permanente). L’objectif était de faciliter les échanges entre les différents praticiens de P.I. et aussi permettre un enrichissement par le partage des expériences de chacun. Des soignants d’autres secteurs ont rejoint l’association (5 secteurs adultes et la pédopsychiatrie ouest).

Durant toutes ces années des soignants participaient depuis 81 au séminaire de Jean OURY à Ste Anne et à Paris, consacré à la formation et à l’élaboration théorique.

L’ACSM depuis 1992 se réunit tous les mois pour échanger sur des thèmes concernant la réflexion et la pratique psychiatrique et pour permettre aux acteurs de changement en psychiatrie de réfléchir ensemble aux modalités.

Lorsque P. DELION est revenu du Mans pour prendre le poste de chef de service d’abord au secteur III puis en pédopsychiatrie ouest   nous avons organisé en 1993 en lien avec la Formation Permanente une journée sur les urgences en psychiatrie au niveau de l’ensemble de l’établissement au moment où il était question que des infirmiers constituent une équipe aux urgences médicales du CHU. Nous avons fait intervenir Guy BAILLON sur l’accueil de l’urgence en psychiatrie. Il s’agissait non pas seulement de désengorger les urgences mais de mettre en place une plate forme relais qui travaille en lien avec les secteurs de psychiatrie et adresse si besoin en hospitalisation au secteur concerné.

Après une année au secteur III P. DELION a ouvert le service de pédopsychiatrie ouest et depuis 1993 a fait un séminaire sous l’égide de l’ACSM, centré sur la pédopsychiatrie et la P.I. De nombreuses personnes extérieures ont adhéré à ce moment là à l’ACSM soit qu’ils travaillent dans des services similaires de la région soit qu’ils en partagent les convictions, et a rassemblé des professionnels d’horizons divers de la région ouest. Les thèmes abordés étaient en rapport avec l’autisme et la psychose infantile, les interactions parents-enfants et la psychiatrie du bébé.

Le choix politique de notre orientation est d’être un outil de résistance et en même temps être un soutien psychique pour les soignants. Notre démarche part d’une réalité concrète, l’analyser, en mesurer les conséquences puis réfléchir avec d’autres à comment (malgré les exigences politiques générales) transformer, influer sur la décision pour en faire quelque chose au service des patients.

C’est ainsi que nous étions préoccupés par ce que nous voyions se dessiner par rapport au dossier du patient, dossier en soins infirmiers à l’identique de celui mis en place en soins généraux et qui ne pouvait être selon nous appliqué aux soins psychiatriques.

En 1994 avec l’accord de la FP nous avons organisé une journée sur ce thème avec Michel MINARD et l’équipe de DAX, équipe de secteur psychiatrique sans lit d’hospitalisation à l’époque qui défendait le dossier unique du patient.

Un groupe de travail s’est mis en place avec des soignants membres de l’ACSM qui venaient témoigner lors des réunions de l’ACSM des difficultés qu’ils rencontraient pour faire passer cette notion de dossier unique.

En 1993 une Assemblée Générale de la Fédération (FIAC) dont P. DELION était le Président s’est réunie à PARIS. La revue Institutions est devenue la revue de la FIAC. et sort chaque année deux numéros – 1 en mars sur le thème de la journée de P.I. et un autre en septembre souvent pour les journées Croix Marines Nationales.

Tout au long des années, l’ACSM, sous l’impulsion efficace de P. DELION, a organisé des journées ou des soirées-débats, conférences :

  • autour de la problématique de l’inceste par Jean OURY
  • autour de la psychiatrie en Lituanie par des collègues qui y sont allés et ont créé une association de partenariat avec l’hôpital de Vilnius et qui créera une association « Cultures Frontières et Psychiatrie ».
  • une soirée canadienne à partir de l’expérience du Dr CHELLOUL et d’un infirmier à Val d’Or au Québec.
  • HOCHMANN est venu nous parler de son dernier livre « la consolation », de ses vues actuelles sur la pédopsychiatrie et des problèmes sur la prise en charge des enfants psychotiques.

Le travail de l’ACSM consiste également à transmettre, à former les étudiants infirmiers et la suppression du diplôme d’ISP en 92 nous inquiète beaucoup et à juste titre.

Nous prenons en charge le module optionnel de psychiatrie avec des interventions sur la PI, la circulation de l’argent, la création d’une permanence d’accueil, d’écoute et de soins  pour adolescents et l’hospitalisation d’adolescents.

Le Professeur MISES est venu faire une conférence sur « les pathologies limites de l’enfance ». Approches thérapeutiques – les réseaux ;

Jacques PAIN une conférence sur « adolescence et violence – Que faire aujourd’hui ? ».

Pierre DELION a proposé à l’ACSM d’organiser des journées en alternance avec les journées de DAX organisées par l’AREPP (Association de Recherche en Psychiatrie Publique). Nous sommes allés à DAX en 93 et 95 et tous les 2 ans jusqu’à cette année.

Nous avons dû envisager les choses à plus grande échelle, évaluer les coûts, se faire avancer de l’argent pour louer le centre des congrès d’Angers pendant deux jours. La SOFOR (Sud Ouest Formation Recherche) et les CEMEA (Centre d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active) nous ont donné de l’argent, l’AREPP nous a avancé de l’argent.

Pendant une année l’ACSM a travaillé collectivement sur la clinique de la vie quotidienne, la psychopathologie, la PI, la prise en charge des psychotiques à l’hôpital et dans la cité, des enfants psychotiques, des adolescents et des adultes.

Les 1ères journées d’Angers ont eu lieu en décembre 1996 sur psychose, vie quotidienne et Psychothérapie Institutionnelle. Environ 600 personnes ont participé venues de France mais aussi d’Algérie, d’Allemagne, du Portugal et même du Brésil. Des dizaines d’équipes ont communiqué sur ce thème témoignant de leur travail, découvrant d’autres pratiques échangeant avec d’autres.

Ça a été une expérience fabuleuse malgré nos inquiétudes de départ surtout sur le plan financier.

La même année Didier HOUZEL est venu faire une conférence sur « l’application thérapeutique de l’observation des bébés ». P. DELION a fait une conférence sur « l’autisme ». Des adhérents de l’ACSM ont pu participer à un groupe de travail en pédo ouest avec Salomon RESNICK, continuant notre travail d’élaboration collective. En 1998 2èmes journées d’Angers sur « l’autisme et la psychose, l’enfant, l’adolescent, l’adulte ».

D’une grande teneur théorique, ces journées ont été l’objet d’un travail d’équipe de grande qualité.

Nous continuons aussi à nous former. Une conférence de Philippe JEAMMET sur l’adolescence, thème porteur pour un public très large de professionnels, parents, enseignants, travailleurs sociaux, éducateurs… médecins pédiatres, généralistes, ou psychiatres.

En 1999, P. DELION propose un colloque et l’ACSM organise une journée avec Henri MALDINEYSalomon RESNIK et Jean OURY sur le thème « comprendre la psychose, implications institutionnelles ».

Ginette RAIMBAULT est venue faire une conférence à la Fac de médecine d’Angers sur « l’enfant, ses parents, ses soignants et la mort ».

Jean-Claude CHANSEAUX « l’enfant et la loi. Les familles qui vont trop mal : y a-t-il du soin possible sans la  loi ? ».

Au cours de ces années, sur le plan national, des associations culturelles se sont crées dans les différents lieux de PI et la FIAC organise des réunions mensuelles de travail à Ste Anne de 17 à 19 H (animées par P. DELION et Danielle ROULOT) au cours desquelles sont étudiées des monographies de services et discutées les difficultés que rencontre l’équipe soignante dans la mise en œuvre de cette modalité de soin.

La journée Nationale de la Fédération a lieu chaque année depuis 1986 organisée par une association culturelle ou une équipe dans une ville, un hôpital. En 2004 à  Lille, en 2005 à Angers, en 2006 elle a eu lieu à Landerneau.

L’ACSM ayant eu des recettes non négligeables, a décidé en assemblée générale de mettre à disposition de ses adhérents une partie des fonds de l’Association pour des formations, la règle étant qu’ayant fait sa demande à la FP et ayant obtenu un refus, les adhérents viennent en faire la demande à l’ACSM qui vote. Nous avons ainsi financé la participation d’adhérents aux journées de Dax, St Alban, Laragne, Marseille, le stage de La Borde, un congrès à Blida sur les enfants victimes du terrorisme, un congrès international sur les psychoses à Londres, les déplacements pour le séminaire d’Oury à Ste Anne.

En  2000 3èmes journées d’Angers « Corps, Psychose et Institutions » a rassemblé + de 900 personnes, une communication polyphonique de l’ACSM qui a nécessité tout au long de l’année un travail très important, passionnant mais pas si simple. Ces journées sont maintenant bien connues par les différents organismes de formation, par les équipes et donc très fréquentées. Se pose à ce moment là la question de l’associatif, de l’engagement et de la charge de travail bénévole.

Pour l’organisation de ce 3ème congrès se pose

  • la question de l’embauche d’une secrétaire
  • la question également de la fiscalisation du chiffre d’affaires réalisé par l’ACSM
  • la question d’une formation au logiciel de comptabilité proposée par le cabinet d’expert comptable de l’ACSM.

Il y a à ce moment là une centaine d’adhérents à l’ACSM mais pas plus de militants actifs. Nous avons permis à tous les adhérents qui en faisaient la demande de participer gratuitement mais sur un temps personnel à différents congrès, journées diverses et nous avons accueilli trois infirmiers algériens du service de pédopsychiatrie de Blida (Houria Chafai Sahli).

L’Algérie :

Dans la continuité des contacts que P. DELION avait avec ce service, le voyage d’une psychiatre algérienne au congrès sur les enfants victimes du terrorisme, la venue d’Houria aux journées d’Angers, ainsi que la venue d’autres psychiatres algériens, l’ACSM a mis en place un collectif Algérie qui se réunit de façon indépendante et vient rendre compte à l’ACSM.

Ce collectif a préparé un programme de formation sur 1 mois pour ces trois collègues et a pris en charge voyage, hébergement et formation en octobre 99. Nous avons profité de leur présence pour faire une soirée avec eux en projetant le film d’Azzedine MEDDHOUR « Douleur muette » qui montre des enfants traumatisés par les violences terroristes et suivis dans le service de pédopsychiatrie à Blida.

L’ACSM se situe en dehors de la hiérarchie habituelle. Elle se préoccupe du contexte politique mondial, national et local en tant que professionnel mais d’abord en tant que citoyen.

Nous avons essayé de tenir nos engagements sur les sujets à aborder lors de nos réunions, d’ouvrir les débats sur des réalités de notre travail que nous ne connaissions pas bien, ce qui a permis à plusieurs équipes de se réunir, réfléchir, exposer et discuter :

  • le travail à la maison d’arrêt. L’hospitalisation en HO des détenus. Notre position en tant que soignant face aux détenus
  • l’accréditation au CE.SA.ME avec un médecin du CHU ;

Nous avons abordé le problème de la CME sur le plan local, le pouvoir du président, le rôle symbolique important au moment où les médecins, favorables ou sympathisants de la PI n’ont pas pu faire élire 1 des leurs. Le veto du Directeur sur un article d’Alain BUZARÉ dans le journal interne du CE.SA.ME sur le congrès de 98.

Michel MINARD est venu une journée parler de l’état de la psychiatrie en France. Bernard GOLSE a fait une conférence sur l’actualité de la psychiatrie du  bébé.

En 2001 à l’assemblée générale de l’ACSM un débat s’engage sur pour ou contre un 4ème congrès en 2002. Les avis sont partagés, un vote à bulletin secret (démocratie oblige) décide qu’il aura lieu. 4 personnes quittent le bureau, ce qui entraîne un remaniement, un directoire se constitue (3 personnes pour assurer la présidence) pensant que ce sera peut-être moins lourd.

Le 4ème congrès en 2002 sur « la chronicité en psychiatrie aujourd’hui » a permis de concrétiser une communication  collective à 3 voix d’une grande qualité et a nécessité que la réunion mensuelle permette d’élaborer ensemble autour de ce thème.

Nous avons accueilli un autre collègue algérien de l’ARPEIJ (Association de Réhabilitation Psycho Educative Infanto Juvénile).

Une journée a eu lieu sur la souffrance psychique du bébé sous la direction de Didier HOUZEL et la participation de Bernard GOLSE.

En tant que soignants soutenant activement les clubs thérapeutiques, nous répondons positivement à la demande d’aide financière pour un séjour de 15 jours à Bamako pour 20 patients et 3 soignants pour diminuer le coût du séjour par patient. Deux patients sont venus avec un soignant nous présenter leur projet et nous les sollicitons en retour pour qu’ils viennent nous parler du Mali (retour sur investissement !).

Au cours de l’année 2002 nous constatons une diminution des demandes de financement pour les formations. Comment faut-il l’interpréter ? parce qu’il s’agit de formation sur le temps personnel ?

Une journée à Angers sur « l’intérêt de l’observation directe selon Esther BICK dans la pédopsychiatrie actuelle » a lieu au centre des congrès (intervention en anglais de Jane MAGAGNA avec traduction par une psychologue de pédopsychiatrie ouest).

Avec l’association cinéma parlant et le cinéma les 400 coups, l’ACSM a participé à 2 animations à partir des films « 17 rue Bleue » sur les secrets de famille, « l’adversaire » sur l’affaire J.C. ROUAN.

Le collectif de la F.P.S. (France Palestine Solidarité) a animé une soirée sur la Palestine.

Une conférence de Jacques DAYAN sur dépression et périnatalité « Maman pourquoi tu pleures ? ».

Accueil et prise en charge de 2 animateurs de l’association ARPEIJ.

Accueil de 2 lithuaniennes toujours dans nos 3 services (secteur II, III et pédopsychiatrie).

Lors de notre assemblée générale de 2003 se posent les questions des perspectives à donner à l’ACSM.

Pierre DELION part à Lille, que va devenir le temps de son séminaire, comment reprendre ce temps très attendu par nos partenaires extérieurs ?

Et le congrès ? Un de ses effets aura été de permettre des rencontres avec d’autres institutions, d’autres structures. L’impulsion de Pierre DELION soutenait beaucoup la présence des intervenants qui ne viendraient pas forcément pour l’ACSM. Nous n’avons pas reconduit le congrès dans son ampleur en 2004 mais l’ACSM poursuit un travail « d’élaboration – perlaboration » organise des débats avec d’autres praticiens, échange avec d’autres équipes, continue à s’ouvrir à d’autres pays (Algérie, Mali).

Au cours des réunions mensuelles, des discussions ont eu lieu à propos d’une unité pour personnes à handicaps multiples et ont permis de se poser des questions d’éthique. Comment soigner en fabricant de la ségrégation et donc de l’aliénation ? Comment résister ? Quels moyens mettre en œuvre ?

L’ACSM peut elle être un lieu d’échanges et de soutien pour l’ensemble des soignants ?

Nous organisons en novembre 2003 une journée de grande envergure au centre Jean Vilar sur le thème « prendre soin » avec Michel BALAT, Philippe CHAVAROCHE et Régine PRAT  (250 personnes).

L’ACSM s’est mise au travail autour de situations cliniques particulièrement difficiles, ce qui a permis de parler de nos dysfonctionnements d’une autre manière que dans nos services respectifs.

Nous pensons à faire appel à des équipes hors psy avec lesquelles nous partageons des prises en charge, au-delà des présupposés qui nous éloignaient (IME, foyers occupationnels, maisons de retraite, C.A.T….)

En novembre 2004 une journée sur « le soin à l’épreuve de la rencontre – Transfert et institution » avec J. OURY, M. Françoise LEROUX, J. MAISONDIEU et l’équipe de la maison d’arrêt.

En mars 2004 a lieu la journée de P.I. à Lille sur « Pédagogie et psychothérapie institutionnelle ». Nous sommes une quinzaine à participer (F.P. ou prise en charge par l’ACSM).

Pierre DELION vient faire une conférence sur « psychothérapie institutionnelle – Histoire et transmission » organisée par l’association culturelle du secteur II. Les recettes vont au soutien du projet thérapeutique de la Rousselle (leur ferme thérapeutique).

Nous continuons les réunions du collectif Algérie. Quelques membres de l’ACSM adhèrent à une association parisienne l’AA ARPEIJ (l’Association des Amis de l’ARPEIJ).

Alain  BUZARÉ et Daniel DENIS ont effectué une formation en Guadeloupe sur « la pertinence de l’associatif en santé mentale ».

Nous avons renégocié avec la F.P. du CE.SA.ME le principe d’une journée inscrite au plan de formation de l’établissement.

En mars 2004 nous essayons de réunir des membres de 3 associations : Culture frontières et psychiatrie

Les Amis d’ARPEIJ

L’ACSM.

Cette rencontre nous a confirmé qu’il ne suffit pas de recevoir des amis algériens mais qu’il faut y aller. L’ACSM prend la décision d’envoyer quelqu’un (moi). Je me rends sur place une semaine (congé) pour évaluer les besoins, les demandes et voir ce que nous pouvons répondre.

Les échanges devraient se faire dans les 2 sens et de plus nous devons avoir une explication avec ARPEIJ sur le fait que les 2 stagiaires venus en 2002 ne sont pas rentrés dans leur pays. A mon retour la discussion porte sur nos possibilités de répondre à la demande qui s’oriente vers l’analyse de la pratique, le travail en équipe, la notion de collectif.

Au cours de l’année 2005, 4 voyages de 2 personnes financés par l’ambassade de France en Algérie (infirmiers, médecins psychiatres et instit. Spécialisés) ont permis d’échanger sur la réalité algérienne. Nous sommes tous partis sur nos congés, le directeur ayant refusé de nous accorder une autorisation d’absence craignant que les partenariats ne prennent trop d’ampleur alors que ce n’est pas, dit-il, la mission d’un H.P. !

Nous avons reçu un accueil très chaleureux, les équipes algériennes comptant sur nous pour poursuivre les échanges et faire connaître l’Association ARPEIJ en France.

En mars 2005 se tient la journée nationale (19ème) de P.I. à la fac de lettres et sciences humaines d’Angers. Interviennent lors de cette journée « Histoire et Transmission, le futur antérieur » J. OURY, Michel DUGNAT, Fernando VICENTE, Fatima DOUKHAN. Les patients du secteur III participent à cette journée en vendant des recueils de poèmes de l’atelier thérapeutique « Murmures ».

Une soirée d’échange avec un psychiatre malien et projection du film réalisé par les patients-soignants du secteur II lors de leur voyage à Bamako. Nous souhaitons approfondir cet échange et nous le renouvelons au cours d’une soirée de l’ACSM avec ce psychiatre, le président de l’association des étudiants maliens à Angers et un médecin malien en stage au CHU d’Angers.

En dehors de ces soirées à thème, Algérie, Mali, Lituanie, Palestine, nous voulons continuer à penser à ce qui nous préoccupe entre nous et avec d’autres associations que nous invitons à venir avec leurs partenaires, des patients, pour témoigner de leurs expériences.

La préparation de la journée de PI en 2005 à Landerneau a permis un travail soignant-soigné sur l’inter club au secteur II et sur les clubs du renouveau et l’atelier murmures au secteur III. Tout ce travail facilite je crois les engagements des soignants dans des démarches authentiquement thérapeutiques.

L’écho que nous avons par rapport aux difficultés que rencontrent certaines associations (St Alban par exemple) nous inquiète sur les positions politiques actuelles de libre circulation au nom de la liberté ?

Toujours en lien avec l’Algérie c’est   Handicap International qui nous sollicite autour de la prise en charge des enfants autistes à l’HJ d’Alger et Blida et aussi des établissements locaux ;

un 1er voyage d’une semaine (1 psychologue, 1 infirmier et 1 éducateur de jeunes enfants) ;

un 2ème voyage pour déterminer ce cycle avec 1 psychologue et un instit. Spécialisé et un éducateur de jeunes enfants.

Nous sommes traversés par toute l’actualité et nous consultons à ces occasions les personnes les mieux informées pour en discuter. Par exemple qu’en est-il des GEM (Groupe d’Entraide Mutuelle) ?

Une semaine de la santé mentale est organisée par la municipalité d’Angers et il est demandé à l’ACSM d’animer un débat à l’occasion de la projection du film « la ville est tranquille » de Robert GUEDIGUIAN. Les patients de différents secteurs ont été invités à participer à une journée sur l’isolement, dans le cadre de cette semaine.

L’assemblée générale de la FIAC se tient depuis quelques années la veille des journées de PI avec les représentants des différentes associations culturelles et depuis plusieurs années se pose de manière récurrente la question d’un N° de FP pour la FIAC et d’autant plus urgente aujourd’hui alors que la journée de P.I. de 2007 doit être organisée par des personnes sans association, sans N° d’agrément et cela pose des problèmes.

Ces problèmes législatifs qui nous traversent nous ont amenés à inviter la directrice des CEMEA de Nantes pour répondre à des questions concrètes sur :

  • obtenir un N° de FP
  • conserver son N° d’agrément
  • prêter son N° d’agrément
  • 1 fédération peut-elle obtenir un N° d’agrément

Les réponses ont été précises, claires et concrètes sur le niveau des intervenants, le volume d’heures et de stagiaires, la rédaction d’un bilan pédagogique et financier. Au 1er semestre 2006 l’ACSM a participé à la journée de la FNAPSY à Lille. Des soignants sont allés avec des patients. Beaucoup de témoignages d’équipes, de positionnements associatifs, des discours politiques, politiciens parfois, des expériences à l’étranger.

Pierre DELION a sollicité la participation de l’ACSM pour le DU de PI. C’est pour cette raison que nous sommes là aujourd’hui.

Dans notre orientation nous soutenons l’idée d’une ouverture à d’autres pour penser une façon, un style de faire de la psychiatrie de secteur en se soutenant de la P.I.

Dans ce cadre nous avons invité et travaillé avec des membres d’une association : la fédé psy localement ouest fédé psy.

La question que nous nous sommes posée ensemble était « comment laisser ouverte la question du rapport à  l’inconscient à l’heure ou tant en psychiatrie publique qu’en psy libérale nous avons le sentiment que la clinique du sujet est balayée ? » des propositions de travail ont émergé de cette rencontre autour de groupes de contrôle

  • présentations cliniques
  • la question du corps
  • le singulier et le collectif

et d’autres questions qui nous traversent.

Nous préparons la journée de l’ACSM à la fac de lettres sur « le lit, la table, les couloirs et la cité » le 18 novembre avec les interventions de Jean OURY, Charles DIZZEZ, Pierre DELION, Guy BAILLOU, Olivier BOISTARD et le SAMU Social d’Angers 20 ans après la 1ère journée organisée par P. DELION au Mans.

Dans le cadre de la promotion de rencontres et d’échanges professionnels avec des confrères étrangers l’ACSM a accueilli des Algériens, des Maliens, des Lithuaniens mais aussi un psychiatre russe et la FOREP (Formation Rencontres Echanges Professionnels) nous sollicite pour accueillir un psychiatre cubain  directeur de la clinique de l’adolescence à La Havane à Cuba. Cet accueil partagé par nos secteurs de référence doit se faire en novembre.

Nous avons été traversés par une histoire dramatique au secteur III qui a entraîné une enquête administrative à la suite du suicide d’un patient et l’ACSM nous a permes d’échanger sur notre position dépressive, notre vécu persécutif, les sanctions individuelles, les sanctions collectives, pouvoir se sentir entendu et se dire que ce qui nous arrive peut arriver à chacun d’entre nous sans jugement de valeur ou de comparaison de qui fait mieux que l’autre.

En juin après la rencontre avec Ouest fédé psychiatrie nous accueillerons fin septembre des personnes de la pédagogie institutionnelle dont certaines participent régulièrement aux réunions de l’ACSM (le 25 septembre).

 

En octobre nous demandons à des membres du réseau « souffrance psychique et précarité » de venir nous parler du quotidien des psychotiques SDF justement pour aborder ces problèmes dans le cadre de la journée de novembre avec le SAMU SOCIAL.

Nous avions sollicité Patrick DECLERK qui a partagé et relaté son vécu avec les SDF dans un bouquin qui s’appelle « les naufragés » puis un autre « le sang nouveau est arrivé ». Dommage il a décliné notre invitation car il est ailleurs à cette période.

Sera abordé lors de cette journée également le quotidien des Palestiniens et la folie du contexte des enfants et des adultes.

Tous ces rendez-vous sont autant d’occasions d’approfondir la psychopathologie et toutes les sciences connexes qui sont importantes à sa compréhension mais aussi de soutenir le travail psychique des équipes soignantes.

L’ACSM permet ce travail toujours à recommencer de l’élaboration collective. C’est un lieu de résistance où l’on analyse les conditions pratiques et théoriques qui retardent ou empêchent les changements.

Nous devons nous informer davantage sur Hôpital 2007, les conséquences, les pôles, la nouvelle gouvernance, l’hôpital entreprise (cf Monde diplomatique de septembre 2007).

Chaque congrès a donné lieu à des actes publiés chez ERES sous la direction de Pierre DELION et ne sont pas épuisés.

« Institutions » sort deux numéros par an sur des thèmes très en lien avec le thème des journées (l’argent, les clubs thérapeutiques, les voyages, le packing) mais aussi sur Weidseker, Tosquelles, Pankow, etc… vous pouvez les commander.

Référence bibliographique :
Alapetite, M. (2006). Histoire de l’A.C.S.M. d’Angers. Communication au D.U. de Psychothérapie Institutionnelle, Paris.

Statuts de l’ACSM

Statuts de l’association à consulter (*.pdf)


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